La plupart des interactions adhésives biologiques impliquent des macromolécules qui créent une couche molle entre deux cellules, ou une cellule et une couche cellulaire : adhésion bactérienne ou parasitaire sur les tissus, adhésion de cellules sanguines ou de cellules cancéreuses métastatiques à la paroi des vaisseaux sanguins. Cette adhésion cellulaire est un processus critique très régulé, mais qui passe souvent par des changements étonnamment modestes dans la densité ou les propriétés des molécules adhésives.
L'objectif de l'ANR SofA est d'étudier et de modéliser les aspects clés de l'adhésion cellulaire à travers une couche intermédiaire molle en utilisant les concepts de la matière molle et de la physique des polymères. En particulier, le projet se concentre sur la compréhension de la manière dont la déformation de la surface adhésive et les interactions multivalentes (c'est-à-dire où plusieurs récepteurs interagissent avec plusieurs ligands, donnant lieu à des contributions adhésives entropiques) se combinent pour réguler finement l'adhésion cellulaire en fonction de changements limités dans les densités ou les affinités des récepteurs - un concept connu sous le nom de « supersélectivité ».
Pour atteindre cet objectif, la personne recrutée s'appuiera sur le savoir-faire expérimental bien établi au Laboratoire Interdisciplinaire de Physique (LIPhy) et au Département de Chimie Moléculaire (DCM), en collaboration avec l'Université de Leeds. Le but sera de perfectionner une plateforme in vitro pour étudier comment des mimes cellulaires adhèrent sur des couches macromoléculaires modèles en fonction de la rigidité de ces dernières, et des interactions ligand/récepteur. La création de cette plateforme soulève également des questions non résolues en physique des polymères.
Les tests d'adhésion seront couplés au développement d'une modélisation appropriée pour comprendre les caractéristiques clés qui contrôlent l'adhésion cellulaire à une couche molle. Le couplage entre rigidité des couches et multivalence sera au centre des travaux expérimentaux et de modélisation.
Activités
- Conception, réalisation et caractérisation de couches macromoléculaires de propriétés biochimiques et élastiques contrôlées basées sur des polysaccharides chimiquement modifiés
- Développement de méthodes optiques de mesure d'interactions avec des modèles de cellules, analyse de données (notamment analyse d'images)
- Veille scientifique et analyse des publications sur le sujet
- Mise en forme des résultats et présentation lors des rencontres régulières des partenaires du projet.
- Rédaction d'un ou plusieurs articles scientifiques, participation à des conférences nationales et internationales dans les domaines de la biophysique et de la matière molle
Compétences
Nous recherchons un.e candidat.e rigoureux.se ayant un doctorat expérimental en biophysique, physico-chimie ou physique de la matière molle, et avec un intérêt prononcé pour l'interdisciplinarité. Des compétences en microscopie, analyse d'images, manipulation d'objets biologiques, programmation et/ou en microfluidique seront bienvenues bien que non indispensables.
Contexte de travail
Le Laboratoire Interdisciplinaire de Physique réunit une centaine de chercheur.e.s en biophysique, matière molle, physico-chimie, biologie et optique dans un environnement de travail international, au sein du campus grenoblois de l'Université Grenoble Alpes. Le/la candidat.e sera encadré.e au quotidien par deux chercheurs CNRS, Delphine Débarre et Lionel Bureau, portant le projet au sein des équipes MC2 (Mécanique des Cellules en Milieu Complexe) et MODI (Matière molle, Organisations, Dynamiques et Interfaces), mais une bonne indépendance est attendue.
Le poste se situe dans un secteur relevant de la protection du potentiel scientifique et technique (PPST), et nécessite donc, conformément à la réglementation, que votre arrivée soit autorisée par l'autorité compétente du MESR.
Le Laboratoire Interdisciplinaire de Physique réunit une centaine de chercheur.e.s en biophysique, matière molle, physico-chimie, biologie et optique dans un environnement de travail international, au sein du campus grenoblois de l'Université Grenoble Alpes. Le/la candidat.e sera encadré.e au quotidien par deux chercheurs CNRS, Delphine Débarre et Lionel Bureau, portant le projet au sein des équipes MC2 (Mécanique des Cellules en Milieu Complexe) et MODI (Matière molle, Organisations, Dynamiques et Interfaces), mais une bonne indépendance est attendue.
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