Offre de contrat doctoral : Analyse des modèles économiques de l’intensification des usages du bâti existant en vue de résorber la vacance : une entrée par les territoires.
Contexte de la thèse :
L’intensification des usages du parc bâti existant émerge comme une alternative à la construction neuve. Dans un contexte de maîtrise de l’artificialisation des sols, la rénovation du bâti et la lutte contre la vacance sont des axes privilégiés par les collectivités pour répondre à leurs besoins en logements ou en accueil de nouvelles activités, plutôt que la construction neuve. Relativement à la lutte contre la vacance, l’intensification des usages (Slama, Grisot, 2023) désigne une manière de réinvestir des bâtiments ou des espaces sous-occupés, de manière permanente ou pérenne, pour accueillir de nouveaux usages mixtes ou hybrides.
Toutefois, les retours d’expériences dans la littérature ou dans les études de cas existantes ne traitent que partiellement du potentiel apporté par cette pratique. D’une part, ils se concentrent le plus souvent sur le contexte métropolitain (marchés en tension, faibles gisements fonciers), qui, surinvesti, conduit à mettre en avant un panel réduit de solutions d’intensification (transformation de bureaux en logements), et négligent les problématiques rencontrées par les villes petites et moyennes. D’autre part, pour les opérateurs, le gain de ces opérations d’intensification des usages parait marginal par rapport à la démolition/reconstruction et n’est qu’imparfaitement renseigné. De même, alors même que les bénéfices environnementaux des opérations de transformation du bâti associées à l’intensification des usages sont supposés, on ne dispose de peu de données pour les objectiver. Par ailleurs, la transformation du bâti suppose la coordination d’une pluralité d’acteurs afin de lever les freins règlementaires, sociaux et économiques, mais la structuration et l’organisation de ces filières de transformation sont encore balbutiantes.
Ce projet de recherche a donc pour objectif, via une analyse comparative entre plusieurs profils de territoires, de démontrer l’intérêt (économique, social, environnemental) des pratiques d’intensification des usages, et d’apporter des éléments de connaissance sur les conditions de son déploiement (modèles économiques, gouvernance…), en mettant en évidence les formes d’adéquation de scénarios d’intensification des usages les plus adaptées à plusieurs contextes territoriaux.
Mots-clés : intensification des usages du bâti, sobriété immobilière et foncière, urbanisme circulaire, filières de transformation
De formation supérieure Bac+5 en géographie-aménagement ou sociologie ou science politique ou économie, vous souhaitez poursuivre vers une thèse.
Vous avez un intérêt pour les méthodes qualitatives (terrains, entretiens, observations participante )
Vous avez des connaissances générales sur le secteur du bâtiment et ses enjeux de transition écologique. Une connaissance du secteur de l'immobilier tertiaire et des projets urbains serait un plus
Dôté(e) d'un bon relationnel, vous avez la capacité à animer des réunions et à interagir avec des interlocuteurs variés avec diplomatie (maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'oeuvres, collectivités, exploitants des sites...)
Vous souhaitez travailler sur des sujets de transition écologique du secteur bâtiment et pour les questions immobilières et foncières.
Compétences transverses :
- Capacité à structurer sa réflexion, à l'écrit comme à l'oral
- Ouverture d'esprit, curiosité, force de proposition sur un sujet innovant pour les acteurs de l'immobilier et l'aménagement
Conditions d'accueil :
Rattachement à la Direction Economie et Ressources du CSTB, qui traite des enjeux d’économie circulaire et de sobriété dans le bâtiment. La Direction est impliquée dans plusieurs projets traitant de l’évolutivité et de l’intensification des usages à échelle bâtiment et urbaine. Le projet Transformation de l’Existant et des Usages pour une Optimisation de l’occupation des espaces Habités (TRIOMPH, 2024-2026), s’inscrit dans l’appel à projets de recherche de l’ADEME « Vers des bâtiments responsables » (2024). Il a pour objectif de cartographier le potentiel d’intensification des usages et d’évolutivité dans le bâti existant, à partir de scénarios territorialisés. Ainsi, le projet de thèse pourra s’appuyer sur les ressources et travaux menés en interne, et s’inscrire dans un réseau de partenaires (aménageurs, collectivités, bailleurs sociaux, etc.).
Accueilli.e à l'Université Gustave Eiffel, au titre de l'insertion dans le laboratoire académique, sur le site de Champs sur Marne. L'Université Gustave Eiffel est une université rassemblant pour la première fois en France le triptyque université/écoles/organisme de recherche et dont l’ambition est de transformer la vie et les villes. Reconnue pour son expertise sur le sujet des villes et des territoires durables (labellisation I-Site), l'Université Gustave Eiffel mène des missions de recherche, de formation et d'appui aux politiques publiques sur ses différents campus. Pour conforter l'ambition stratégique et les moyens, elle a également créé sa fondation partenariale, la Fondation Université Gustave Eiffel. En partenariat avec des entreprises et des collectivités, l'Université Gustave Eiffel et sa fondation soutiennent en particulier des chaires de recherche, dont la chaire "économie circulaire et métabolisme urbain", qui accompagnera les travaux de cette thèse.
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